Bethoncourt : un exhibitionniste interpellé après avoir coursé des adolescents dans la rue
Un homme de 42 ans, connu des services et souffrant de troubles psychiatriques, a semé la panique dans le quartier Champvallon le 8 juillet au soir. Sa garde à vue a été levée pour raisons médicales.
Mercredi 8 juillet en début de soirée, la rue de Champvallon à Bethoncourt, dans le Pays de Montbéliard, est devenue le théâtre d'une scène de chaos. Un quadragénaire en état d'ébriété avancée et sous l'emprise de stupéfiants s'en est pris à des adolescents de manière obscène, avant d'être interpellé par la gendarmerie. L'affaire révèle des failles béantes dans la prise en charge d'un individu à la fois connu des forces de l'ordre et suivi pour des troubles psychiatriques.
Par la Rédaction
Les faits se sont produits mercredi 8 juillet en début de soirée sur la commune de Bethoncourt, dans le Pays de Montbéliard. La scène s'est déroulée rue de Champvallon, artère résidentielle de ce bourg de 5 500 habitants du Doubs.
Ce sont les pompiers qui ont donné l'alerte. Un homme de 42 ans, visiblement dans un état pas normal, tentait d'arrêter les voitures sur la voie publique. La suite est plus sordide encore.
Un exhibitionniste en pleine décompensation
L'habitant de Bethoncourt a été interpellé pour exhibition sexuelle. Son pantalon au bas des jambes, il coursait un groupe d'adolescents, après avoir tenté d'uriner sur eux.
Selon les premiers éléments de l'enquête, le quadragénaire était sous l'emprise de l'alcool. Il avait également consommé des stupéfiants. Un cocktail qui, associé à un état mental fragilisé, a manifestement précipité la décompensation publique.
L'individu n'est pas un inconnu dans la commune. Il est connu par les services de gendarmerie et souffre également de problèmes psychiatriques. Ce double profil - antécédents judiciaires et pathologie mentale avérée - soulève une question que les autorités préfèrent souvent laisser sans réponse : qui est responsable du suivi d'un tel homme entre deux crises ?
Une garde à vue aussitôt levée pour raisons médicales
L'homme a été placé en garde à vue après les faits qui lui sont reprochés. Sa garde à vue a été levée pour raisons médicales. Autrement dit, il n'a pas été entendu au fond. L'enquête suit désormais son cours, mais sans suspect entre les mains de la justice - au moins provisoirement.
Cette issue, qui peut sembler paradoxale, est en réalité une procédure encadrée. Lorsqu'un gardé à vue présente un état de santé incompatible avec le maintien en détention, la loi impose la levée de la mesure, qui peut être reprise ultérieurement. La question de la suite judiciaire - convocation devant le parquet de Montbéliard, orientation vers une hospitalisation sous contrainte ou cumul des deux - reste entière à l'heure où ces lignes sont écrites.
L'affaire s'inscrit dans un contexte local qui n'est pas vierge. Le Pays de Montbéliard a déjà connu des faits similaires ces dernières années, notamment une affaire dans laquelle un homme avait été activement recherché par la gendarmerie de l'Isle-sur-le-Doubs, suspecté d'avoir exhibé des parties de son corps devant l'école d'Arcey - une fillette de 9 ans avait donné l'alerte. Le territoire n'est pas épargné, et la récurrence de ces faits devant des mineurs interroge sur les dispositifs de prévention existants.
« L'individu n'est pas un inconnu dans la commune »
Gendarmerie, selon France 3 Bourgogne-Franche-Comté
Ce que risque l'auteur
L'exhibition sexuelle est réprimée par l'article 222-32 du Code pénal La peine de base est d'un an d'emprisonnement et 15 000 € d'amende Commis en présence d'un mineur, le délit est aggravé - deux ans d'emprisonnement et 30 000 € d'amende Une condamnation peut entraîner l'inscription au Fichier judiciaire des auteurs d'infractions sexuelles ou violentes (FIJAISV) La levée de garde à vue pour raisons médicales ne met pas fin aux poursuites - le parquet de Montbéliard reste compétent pour la suite de la procédure