À Cachan, un homme se présente au commissariat un couteau à la main et menace les policiers
Neutralisé au taser après une dizaine de minutes de tension, l'individu reste, pour l'heure, une énigme pour les enquêteurs : ni ses motivations ni son état psychiatrique ne sont établis.
Neutralisé au taser après une dizaine de minutes de tension, l'individu reste, pour l'heure, une énigme pour les enquêteurs : ni ses motivations ni son état psychiatrique ne sont établis.
13h15, samedi.
C'est l'heure à laquelle un homme s'est présenté à l'accueil du commissariat de Cachan, rue Marx-Dormoy, dans le Val-de-Marne, un long couteau à la main gauche. Il aurait demandé à entrer dans les locaux, selon les informations d'Actu17, qui a révélé l'affaire en premier.
Ce qui devait suivre a rapidement tourné à la confrontation en pleine rue. Selon Police & Réalités, l'homme a ensuite été vu se déplaçant au pas de course à proximité du commissariat, arme toujours à la main, dans un état de grande agitation, avant de se mettre à insulter et menacer les fonctionnaires présents.
Une dizaine de policiers pour le maîtriser
Sur une vidéo tournée par un témoin et diffusée sur les réseaux sociaux, on distingue l'homme s'agiter sur la chaussée à proximité du commissariat, visiblement agressif, arme au poing. «Il a hurlé à plusieurs reprises», rapporte une source policière au Figaro, sans pouvoir préciser le contenu exact de ses propos.
Une dizaine de policiers ont fini par l'encercler avant de le sommer de poser son arme. Face à son refus, les fonctionnaires ont eu recours à un pistolet à impulsion électrique. L'homme s'est effondré au sol et a été menotté «malgré sa résistance», selon la même source, avant d'être transporté au commissariat.
Une dizaine de policiers, un homme armé, et dix minutes de tension filmées par des passants avant que le taser ne mette fin à la scène.
Motivations et état psychiatrique encore inconnus
Contacté par Le Figaro, le parquet de Créteil a confirmé les faits. L'individu est actuellement placé en garde à vue pour «violences avec armes sur personnes dépositaires de l'autorité publique». Les investigations se poursuivent, précise le parquet, qui devra notamment établir les motivations de l'homme ainsi que son état psychiatrique au moment des faits.
À ce stade de l'enquête, aucun élément ne permet donc de savoir si ce passage à l'acte relève d'une crise personnelle, d'un différend avec les forces de l'ordre, ou d'un autre mobile encore à déterminer. Conformément à la présomption d'innocence, l'homme n'a fait l'objet d'aucune mise en examen à cette heure.