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Tarnos : un animateur écroué pour viols sur des enfants de trois à quatre ans

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Tarnos : un animateur écroué pour viols sur des enfants de trois à quatre ans

Mis en examen mercredi 8 juillet devant le juge d'instruction de Dax, un homme d'une trentaine d'années, originaire de Tarbes, est visé par six plaintes pour des faits présumés commis au centre de loisirs municipal. L'enquête est ouverte à d'autres victimes potentielles.

Une semaine. C'est le temps qu'il a fallu pour que le mot « comportement inapproprié » - utilisé pudiquement par la mairie de Tarnos le 2 juillet - cède la place à des chefs de mise en examen d'une tout autre gravité : trois viols et trois agressions sexuelles sur mineurs. Les victimes présumées ont entre trois et quatre ans.

Par la Rédaction

Tout commence, comme souvent, par un signalement discret. Le 2 juillet, le maire de Tarnos, Marc Mabillet, apprend qu'un animateur salarié de l'Association du Centre de Loisirs - à laquelle la commune confie la gestion de ses activités péri et extrascolaires - est visé par une plainte pour comportement jugé inapproprié. La mairie suspend l'animateur ce même jeudi, à titre conservatoire, suite à la plainte déposée auprès du parquet de Dax. Le maire, Marc Mabillet, résume la logique en quelques mots : « On a pris ces mesures pour préserver ces enfants. »

Ce que personne ne mesure encore, c'est l'ampleur de ce qui se cache derrière cette première plainte.

De une à six plaintes en quarante-huit heures

La brigade de gendarmerie de Tarnos a été saisie dès le jeudi 2 juillet de plaintes de familles, précise la vice-procureure de Dax, Céline Bucau, dans un communiqué. Le jeune homme, originaire de Tarbes, est placé en garde à vue le lundi 6 juillet. En quelques jours, le nombre de familles ayant porté plainte monte à six. Le parquet précise que les faits dénoncés auraient été « commis lorsqu'il accompagnait les enfants aux toilettes ».

Les victimes présumées ont entre trois et quatre ans. Des tout-petits qui ne savent pas encore nommer ce qu'ils ont vécu.

À l'issue de quarante-huit heures de garde à vue, le suspect est présenté le mercredi 8 juillet 2026 à un juge d'instruction de Dax. Au terme de cette présentation, il est mis en examen pour trois viols et trois agressions sexuelles sur mineurs. Conformément aux réquisitions du parquet, il est placé en détention provisoire.

Une structure qui accueille plus de 800 enfants

Le centre de loisirs de Tarnos indique accueillir plus de 800 enfants, grâce à une quarantaine de salariés. L'ampleur de la structure pose immédiatement une question que les enquêteurs ne peuvent esquiver : combien d'autres enfants ce périmètre a-t-il pu toucher ?

L'information judiciaire se poursuit dans le cadre d'investigations menées sur commission rogatoire. Ces investigations doivent permettre aux enquêteurs de préciser les circonstances des faits dénoncés, mais également de déterminer si d'autres victimes pourraient être concernées.

Du côté de la mairie, le ton se fait solennel. Dans son communiqué du 3 juillet, Marc Mabillet insiste sur le fait que « cette suspension est une mesure conservatoire, prise dans un souci de protection de tous, qui ne préjuge en rien de la réalité des faits ni de la responsabilité de quiconque ». Il assure par ailleurs que la ville demeure en lien étroit avec la gendarmerie, les services départementaux de l'État et l'Association du Centre de Loisirs pendant toute la durée de l'instruction, et que la collectivité tirera les enseignements de cette affaire, quelles que soient les conclusions de l'enquête.
« Commis lorsqu'il accompagnait les enfants aux toilettes »

Parquet de Dax, 8 juillet 2026

L'affaire de Tarnos n'est pas isolée. Elle surgit dans un contexte national saturé de drames similaires. En mars 2026 déjà, un animateur périscolaire de la région de Parentis-en-Born, dans les Landes, avait été mis en examen pour violences et agressions sexuelles sur des mineurs de trois à cinq ans. Une quinzaine de victimes potentielles avaient alors été identifiées. Deux affaires, le même département, la même année, les mêmes victimes à l'âge de la maternelle.

À l'échelle nationale, le phénomène dépasse désormais les frontières du seul fait divers. À Paris, où le parquet a ouvert des enquêtes sur 84 écoles maternelles, une vingtaine d'élémentaires et une dizaine de crèches, 132 animateurs ont été suspendus depuis le début de l'année, dont 52 pour « suspicions de violences sexuelles ou sexistes ».

L'instruction est entre les mains du juge de Dax. Elle ne fait que commencer.

Ce que l'on sait

Mis en examen le 8 juillet 2026 à Dax, un animateur d'une trentaine d'années, originaire de Tarbes, est visé par six plaintes pour trois viols et trois agressions sexuelles sur mineurs au centre de loisirs municipal de Tarnos (Landes).

Les faits présumés auraient été commis lors d'accompagnements aux toilettes. Les victimes ont entre 3 et 4 ans.

L'homme a été placé en détention provisoire. L'enquête se poursuit sur commission rogatoire pour déterminer si d'autres victimes sont concernées dans une structure accueillant plus de 800 enfants.

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