dimanche 12 juillet 2026, 16:28 📌 Ajouter L'Appel sur Google
⚡ DERNIÈRES
Moins-19,8% sur les tablettes de chocolat : ce que la canicule a discrètement rayé des paniers de courses des Français Heure zéro dans le détroit d'Ormuz : les Gardiens de la révolution ferment le passage, Washington frappe 140 cibles en Iran, le Golfe au bord de l'embrasement Un appel pour arrêt cardiaque, un siège à Kiev la veille : Lindsey Graham s'éteint et laisse un vide que Washington n'a pas fini de mesurer Cobras et bongares dans les rues : plongée dans la fuite des 900 serpents qui terrorise le sud de la Chine Coups de feu au cœur de la fête : à Toronto, un règlement de comptes fait deux morts au milieu de 13 000 fêtards du festival latino Quand la canicule dicte sa loi au Tour de France - anatomie d'une décision inédite Un pont doré, une phrase à recopier, une pensée qui ne s'écrit jamais : ce qu'Anthropic vient de découvrir à l'intérieur de son intelligence artificielle Claude Le cadeau empoisonné du ciel : un Air Force One jugé insuffisamment sécurisé Chaleur, foudre, sable saharien : le Sud-Ouest de la France vient de vivre 48 heures de montagnes russes climatiques Une Française parmi les personnes non localisées : l'incendie d'Almería s'alourdit à douze morts et vingt-trois disparus
International

Heure zéro dans le détroit d’Ormuz : les Gardiens de la révolution ferment le passage, Washington frappe 140 cibles en Iran, le Golfe au bord de l’embrasement

La voix de ceux qui n'ont pas de voix
Actualités

Heure zéro dans le détroit d’Ormuz : les Gardiens de la révolution ferment le passage, Washington frappe 140 cibles en Iran, le Golfe au bord de l’embrasement

L'IRGC ferme Ormuz, Washington frappe 140 cibles en Iran, le Golfe s'embrase - la mémoire du mémorandum de juin part en fumée

Dans la nuit du 11 au 12 juillet 2026, l'Iran a proclamé la fermeture totale du détroit d'Ormuz après avoir touché un porte-conteneurs battant pavillon chypriote. Washington a répliqué en frappant 140 sites militaires iraniens. Pendant ce temps, depuis une cachette inconnue, le nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei a juré vengeance. La diplomatie omano-iranienne se poursuit - mais sur un volcan.

Un porte-conteneurs naviguait. Il a coupé ses transpondeurs, emprunté une route non autorisée - et l'IRGC l'a stoppé net.

Les forces américaines ont identifié le navire comme le M/V GFS Galaxy, un porte-conteneurs battant pavillon chypriote, qui a subi d'importants dégâts dans sa salle des machines, un membre d'équipage civil étant porté disparu. C'est sur ce fait brut, banal en apparence, que toute l'architecture précaire du cessez-le-feu signé en juin a failli s'effondrer en quelques heures.

La marine de l'IRGC a expliqué dans un communiqué qu'«un navire qui avait compromis la sécurité maritime en coupant ses systèmes de localisation a été touché et immobilisé». La formule est froide, administrative - mais ce qui suit ne l'est pas.

Un ultimatum sans date d'expiration

Plusieurs navires ont tenté de traverser le couloir maritime sur une «route non autorisée» en ignorant les injonctions de changer de cap. Le détroit, a proclamé l'IRGC, est fermé «jusqu'à nouvel ordre» et jusqu'à «la fin de l'ingérence américaine dans la région». Tout acte d'agression contre l'Iran «sera suivi d'une réponse sévère, et de nouvelles bases ennemies dans la région seront ciblées».

La menace n'est pas rhétorique. Elle a été mise à exécution dans la foulée.

Le Gardien de la révolution a annoncé le lancement de la troisième phase de ses opérations militaires contre ce qu'il décrit comme «l'agression américaine», avec des frappes simultanées visant des installations militaires et des bases américaines au Qatar, au Koweït, à Bahreïn et au sultanat d'Oman.

Le communiqué militaire iranien a révélé que la base aérienne d'Al-Udeid au Qatar - la plus grande base militaire américaine du Golfe - a été visée par une salve de missiles balistiques, entraînant la destruction d'un centre de maintenance de chasseurs et d'installations de commandement vitales. Doha a envoyé une alerte sécurité sur les téléphones de ses résidents. Jordan a pour sa part indiqué que trois missiles lancés depuis l'Iran ont atterri en plusieurs endroits de son territoire sans faire de victimes, avec des dommages matériels mineurs.

La troisième salve américaine

Washington n'a pas temporisé. Le CENTCOM a annoncé dimanche avoir achevé le troisième cycle de frappes contre l'Iran cette semaine, après avoir frappé quelque 140 cibles.

Les forces américaines ont utilisé des munitions guidées de précision lancées depuis des avions de combat, des drones et des navires de guerre pour frapper des installations de missiles et de drones, des dépôts de munitions, des réseaux de communication et des sites de surveillance côtière.

Selon des sources, la troisième vague de frappes américaines a porté le nombre total de cibles touchées à l'intérieur de l'Iran à plus de 300 en une seule semaine. «L'Iran s'est vu offrir encore une occasion de démontrer son adhésion au mémorandum d'entente après avoir été tenu responsable d'attaques antérieures contre des navires commerciaux, mais a de nouveau échoué», a déclaré le commandement américain.

Les frappes menées en deux jours sur l'Iran ont tué au moins 17 personnes et en ont blessé 115 autres, selon le porte-parole du ministère iranien de la Santé, Hossein Kermanpour.

Un guide suprême en état de siège

Mojtaba Khamenei aurait été blessé dans le même raid israélien qui a tué son père et n'a pas été vu en public depuis sa désignation comme successeur en mars. La déclaration du 11 juillet est la première publiée en son nom depuis la semaine de funérailles au cours de laquelle il était ostensiblement absent.

Le message qu'il a transmis depuis sa cachette est d'une dureté absolue. «Cette vengeance est la volonté de notre nation et doit inévitablement être accomplie», dit la lettre. «Ces criminels - dont nous avons une liste complète du haut en bas - emporteront dans leur tombe le désir d'une mort paisible dans leur lit. Cette affaire ne dépend ni de mon existence personnelle ni de celle des autres responsables. Qu'on soit présent ou non, cela se réalisera.»
Dans sa déclaration, Khamenei a maintenu les menaces iraniennes contre la navigation, affirmant que «le levier du blocage du détroit d'Ormuz doit encore être utilisé».
La santé et la localisation du nouveau guide, âgé de 56 ans, demeurent toutes deux incertaines, après que la télévision d'État iranienne avait indiqué qu'il avait été blessé lors des frappes américaines et israéliennes qui ont tué son père. «Il doit évidemment prendre des mesures extrêmes pour se protéger physiquement», analyse Alex Vatanka, chercheur senior au Middle East Institute. «Il est essentiellement traqué.»

La fissure dans le bloc iranien

Derrière la façade d'unité proclamée par Téhéran se dessine une fracture que Washington refuse d'ignorer. Des responsables américains suggèrent qu'une lutte de pouvoir pourrait se dérouler en Iran sur la mise en oeuvre du mémorandum signé en juin. Selon eux, des représentants iraniens ont affirmé que les attaques contre la navigation commerciale avaient été perpétrées par une faction interne opposée aux négociations avec Washington.

Un responsable américain a déclaré que Washington estime que l'Iran a été pris de court par le volume du trafic commercial empruntant le couloir maritime méridional le long de la côte d'Oman - couloir que les Américains croyaient resterait ouvert en vertu du mémorandum. Téhéran aurait fait marche arrière en réalisant l'ampleur du trafic pétrolier et gazier qui continuait à circuler par ce corridor.

Autrement dit, une partie de l'IRGC aurait agi sans ordre clair du sommet - ou contre sa volonté. L'Iran, de son côté, maintient que sa théocratie est unifiée sous le nouveau guide suprême.

Le verrou des mines - l'angle mort de toute négociation

Derrière le bras de fer politique se cache un problème d'une nature entièrement différente, rarement évoqué dans les capitales : le New York Times a rapporté en avril que, selon des responsables américains, l'Iran «ne peut pas localiser toutes les mines qu'il a posées dans la voie navigable et n'a pas les capacités de les retirer», ce qui entrave les tentatives de rouvrir le détroit d'Ormuz.

L'Iran a recouru à des forces décentralisées pour miner le détroit, avec de petites embarcations menant les opérations sans une chaîne de commandement claire sur leur déploiement. Ces mines rendent le détroit d'Ormuz, par lequel transitent 20 % de la consommation mondiale de pétrole, quasi impossible à traverser.

Qu'il y ait ou non des mines, les opérateurs pensent qu'il y en a et agissent en conséquence. Cette incertitude suffit à elle seule à ralentir considérablement le mouvement des navires dans le détroit. Une vérité que les assureurs résument sans détour, et qui rend la réouverture du détroit structurellement impossible sans déminage - opération que ni Téhéran ni Washington ne semblent en mesure de mener seuls.

Oman, le dernier pont

Pendant que les missiles traçaient leurs arcs dans la nuit du Golfe, les diplomates continuaient à parler à Mascate.

Oman a élaboré une proposition pour gérer le trafic dans le détroit d'Ormuz via deux routes séparément contrôlées. Selon un informateur proche des négociations, l'accord, qui n'est pas encore finalisé, maintiendrait les deux corridors ouverts. Le corridor sud, à travers les eaux territoriales omanaises, permettrait une navigation libre dans les conditions d'avant-guerre. Les navires utilisant le corridor nord, à travers les eaux territoriales iraniennes, auraient besoin d'une «autorisation préalable» de Téhéran, sans péage imposé.
Une solution salomonique - partager le détroit comme on partagerait un enfant. L'agence de presse d'État omanaise a déclaré que les négociateurs omanais et iraniens continueraient à discuter «aux niveaux technique et politique». Les mots prudents d'un médiateur qui sait que chaque heure compte.

Les données de suivi du site MarineTraffic indiquent que les navires qui ont traversé le détroit dans les premières heures suivant l'annonce de sa fermeture se limitaient à quatre cargo-bâtiments battant pavillon iranien, sans enregistrer aucun transit de pétroliers ou de méthaniers.

« Cette vengeance est la volonté de notre nation et doit inévitablement être accomplie. »

Mojtaba Khamenei, nouveau guide suprême d'Iran, 11 juillet 2026

L'équation introuvable

Les États-Unis exigent que l'Iran déclare publiquement qu'il cessera les attaques contre les navires dans le détroit - et que toutes les voies seront ouvertes sans péage. L'Iran a catégoriquement refusé de renoncer au contrôle du détroit, la voie d'eau stratégique par laquelle transite un cinquième des approvisionnements mondiaux en pétrole, et qui, avant la guerre, était librement traversée par les navires.

Des prix plus élevés, notamment pour l'essence, constituent un enjeu politiquement sensible pour Trump à l'approche des élections législatives de novembre. Le temps joue contre lui autant que contre Téhéran.

L'indice de pression de la crise se maintient à 86 - niveau extrême - tandis que les prévisions d'escalade sur trente jours restent à 61, niveau élevé. Les marchés, eux, n'attendent pas les communiqués : les primes d'assurance guerre pour les pétroliers se négocient désormais à huit fois leur niveau d'avant-crise, six clubs P&I ayant retiré leur couverture.

Ce qui se joue n'est plus une querelle de couloirs maritimes. C'est une question de souveraineté que ni Washington ni Téhéran ne peut se permettre de perdre - et que le reste du monde ne peut se permettre de voir gagner par les armes.

M/V GFS Galaxy - le navire qui a mis le feu au Golfe

Pavillon chypriote, porte-conteneurs de commerce standard

Frappé dans le détroit d'Ormuz le 11 juillet 2026 après avoir emprunté une route non autorisée selon l'IRGC Dommages importants à la salle des machines confirmés par le CENTCOM Un membre d'équipage civil porté disparu - nationalité non divulguée Première étincelle du troisième cycle de frappes américaines en une semaine sur l'Iran

Par la rédaction • L'Appel · L'Appel
Partager :

À lire aussi

100%