jeudi 09 juillet 2026, 00:59 📌 Ajouter L'Appel sur Google
⚡ DERNIÈRES
Une guerre qui ne meurt jamais : pourquoi les portefeuilles européens n'ont pas fini de payer le prix de l'Iran Picardie sonne l'alarme : les parents se rebellent contre une fermeture de classe jugée incompréhensible Face au Paraguay, la France triomphe par ses valeurs contre le racisme et la haine France sous cloche de verre - la canicule mange le territoire département par département Planoise - une voiture récente part en flammes sur un parking, des policiers entrent dans les immeubles Baptiste Gerfaud Valentin, 22 ans, tué par la montagne qu'il défendait Morte pour ne jamais parler : la suspecte de l'attentat de Monaco exécutée en Ukraine, un officier du renseignement aux aveux Listeria : Grand Frais rappelle sept références de saumon et de truite fumés dans toute la France Marine Le Pen, condamnée et candidate Détroit d'Ormuz - la paix impossible
Actualités

Incendie de Canet-en-Roussillon : le feu enfin fixé, la facture s’alourdit à 281 bungalows détruits

La voix de ceux qui n'ont pas de voix
Actualités

Incendie de Canet-en-Roussillon : le feu enfin fixé, la facture s’alourdit à 281 bungalows détruits

Vingt heures après le départ de feu, la préfecture annonce l'extinction. Le bâtiment industriel de Catana, un temps menacé, a été sauvé par les pompiers.

Le feu qui a ravagé trois campings entre Sainte-Marie-la-Mer et Canet-en-Roussillon, dans les Pyrénées-Orientales, est désormais fixé, a annoncé la préfecture ce vendredi 3 juillet 2026. Le bilan matériel s'alourdit par rapport aux premières estimations : 281 bungalows détruits, contre 256 annoncés la veille au plus fort du sinistre. 483 autres ont pu être sauvés grâce à l'action des sapeurs-pompiers.

Le feu fixé sur toute la zone

"Le feu de forêt et de végétation est désormais fixé", indique la préfecture des Pyrénées-Orientales dans un point de situation publié vendredi matin. Le feu industriel, resté actif une partie de la nuit dans la zone technique du port de Canet, est lui aussi "à ce stade circonscrit". Le centre opérationnel départemental est resté mobilisé toute la nuit en préfecture pour coordonner les secours.

Sur le terrain, 215 sapeurs-pompiers, 35 véhicules, un avion Dash, un hélicoptère bombardier d'eau et deux Conair restaient mobilisés ce vendredi matin. La RD81 demeure fermée entre Canet-en-Roussillon et Saint-Laurent-de-la-Salanque, et la préfecture continue de demander d'éviter le secteur, y compris pour récupérer des affaires personnelles.

Le site industriel de Catana sauvé de justesse

C'est l'une des principales craintes de la nuit qui s'est dissipée : le bâtiment C de l'entreprise Catana, deuxième constructeur mondial de catamarans, qui abrite les moules essentiels à la production, a été défendu avec succès par les sapeurs-pompiers. La zone portuaire, classée installation classée pour la protection de l'environnement en raison de matières inflammables stockées sur place, avait fait craindre un risque chimique durant la nuit.

Les 250 salariés de Catana, évacués jeudi en urgence, pourront donc retrouver un outil de travail en grande partie préservé, même si un premier bâtiment administratif de l'entreprise a été entièrement détruit dès les premières heures du sinistre.

Un bilan humain limité à des blessures légères

Sur le plan humain, le bilan communiqué vendredi fait état de six civils, dont un enfant, pris en charge pour des blessures légères, ainsi que deux sapeurs-pompiers. Sept policiers municipaux, parmi les premiers intervenants, ont également été pris en charge pour des intoxications légères liées aux fumées. Tous les animaux présents dans les campings évacués ont pu être rendus sains et saufs à leurs propriétaires, précise la préfecture.

Un point d'accueil unique pour les sinistrés

Environ 200 personnes ont passé la nuit dans les sites de repli mis à disposition à Sainte-Marie-la-Mer, Canet-en-Roussillon, Le Barcarès et Torreilles, contre jusqu'à 800 au plus fort de la crise jeudi. Un point d'accueil unique a été installé ce vendredi matin au centre des Voiles Rouges, à Canet-en-Roussillon, où les sinistrés peuvent rencontrer des interlocuteurs pour leurs démarches auprès des assureurs, des consulats et des hôtels disposant de chambres.

La solidarité intercommunale s'est organisée dans l'urgence : 500 repas ont été distribués par la communauté urbaine Perpignan Méditerranée Métropole et 1 500 par le département des Pyrénées-Orientales.

"Aujourd'hui, pour la ville de Canet, c'est dur. C'est à la fois le volet humain - les gens qui travaillent ici, on les connaît - et le volet touristique."

Stéphane Loda, maire de Canet-en-Roussillon, 3 juillet 2026

Le Brasilia, institution du tourisme local, durement touché

Sur les 281 bungalows détruits, 150 appartenaient au seul camping Le Brasilia, établissement cinq étoiles de 20 hectares fondé en 1962 et institution du tourisme dans le département. Le maire de Canet en avait inauguré, quelques jours plus tôt seulement, la nouvelle salle polyvalente. Le maire du Barcarès, Alain Ferrand, a salué sur les réseaux sociaux la solidarité intercommunale "nécessaire pour agir au plus vite" face à l'ampleur du sinistre.

L'Appel
Partager :

À lire aussi

100%