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Barcelone au cœur de la Grande Boucle Del Toro écrit sa première victoire face à Pogacar et Vingegaard vacille

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Barcelone au cœur de la Grande Boucle Del Toro écrit sa première victoire face à Pogacar et Vingegaard vacille

Montjuïc révèle les véritables hiérarchies du Tour 2026 en cette deuxième étape décisive Isaac Del Toro, 22 ans, a remporté dimanche 5 juillet la deuxième étape du Tour de France 2026 entre Tarragone et Barcelone sur 168,5 km. Face au sommet mythique de Montjuïc, le jeune Mexicain de UAE Emirates s'est imposé devant son leader Tadej Pogacar qui a volontairement laissé la victoire à son coéquipier. Jonas Vingegaard conserve le maillot jaune mais montre ses premières failles. Les véritables jeux du Tour commencent à peine.

Un vote, un blocage, une consequence

La deuxième étape reliant Tarragone à Barcelone sur 168,5 kilomètres aurait pu sembler aux allures d'une journée pour les échappées seules. Mais l'ascension de la côte de Begues en deuxième catégorie, suivi des trois tours de circuit avec les pentes du Château de Montjuïc ont transformé cette journée en test grandeur nature pour les leaders du Tour. Dès les premiers coups de pédale en montée, la hiérarchie s'est redesssinée.

C'est ici qu'Isaac Del Toro a écrit sa première page de légende. Le Mexicain, 22 ans, ne figurait pas parmi les favoris de ce Tour - les regards étaient braqués sur Pogacar, Vingegaard, Evenepoel. Mais chez UAE Emirates, on savait d'où venait la force réelle: de Tadej Pogacar, bien sûr. Or, en haut de Montjuïc, face à un Vingegaard qui commençait déjà à vaciller, Pogacar a choisi de ne pas franchir le dernier barrage. Il a préféré laisser la victoire à son lieutenant, un geste qui renforce la cohésion d'une équipe redoutablement préparée.

"Le patronat a vote contre. Donc les regles de l'Unedic font que 25 pour, 25 contre, il n'y a pas de decision."

Denis Gravouil, CGT, present au conseil d'administration de l'Unedic, cite par l'AFP, 30 juin 2026 L'allocation minimale reste donc fixee a 32,13 euros par jour. Elle ne bougera pas. La derniere revalorisation remontait au 1er juillet 2025, avec une hausse de seulement 0,5 %. Celle d'avant, a 2016. C'est un precedent de dix ans qui vient d'etre reactualise.

Ce que cela signifie concretement : des dizaines d'euros perdus Deux virgule sept millions de personnes sont indemnisees par l'assurance chomage en France, selon les chiffres de l'Unedic au quatrieme trimestre 2025. Plus de la moitie d'entre elles touchent moins de mille euros net par mois. L'allocation mensuelle moyenne s'etablit a 1 040 euros.

Avec une inflation attendue autour de 2 % en 2026, rapporte l-echo.info, l'absence de revalorisation se traduit par une perte de pouvoir d'achat reelle. A titre de calcul simple : sur une allocation de 1 040 euros, une inflation de 2 % represente un manque a gagner d'environ 20 euros par mois. Sur un an, pres de 250 euros qui ne seront jamais verses. Pour des menages qui survivent deja en dessous du seuil de pauvrete, ce n'est pas un detail de comptabilite.

Ce mecanisme porte un nom technique : la desindexation. Il s'applique quand les allocations ne suivent pas l'inflation, et il erode silencieusement, mois apres mois, la valeur reelle de ce que touche un demandeur d'emploi. L'absence de revalorisation n'est pas une ligne stable : c'est une baisse deguisee.

"Cette decision est inacceptable : la precarite n'est pas une fatalite, le chomage n'est jamais un choix."

CFDT, communique officiel, 30 juin 2026, cite par l'AFP

L'argument du patronat : la dette de l'Unedic Le Medef, premier syndicat patronal, a justifie son vote par voie de communique transmis a l'AFP. Sa ligne : le contexte macroeconomique du pays est marque par une remontee de l'inflation et une degradation des finances publiques. Et surtout, le regime d'assurance chomage reste fortement endette.

Le Medef chiffre cette dette a 62 milliards d'euros a la fin 2026, une trajectoire qui risque de s'accentuer avec ce qu'il decrit comme une degradation du marche de l'emploi. Il juge donc prioritaire de retablir les finances de l'Unedic et de maintenir ce qu'il appelle un pilotage responsable du regime. Et il conditionne cet effort a une contrepartie : que l'Etat, de son cote, respecte ses engagements et renonce a tout nouveau prelevement dans les caisses de l'Unedic.

"Cet effort de rigueur suppose que l'Etat respecte ses engagements et abandonne tout nouveau prelevement dans les caisses de l'Unedic."

Medef, communique transmis a l'AFP, 30 juin 2026

La position patronale est coherente avec elle-meme : elle place la solvabilite du systeme avant le pouvoir d'achat de ses beneficiaires. Ce que les syndicats contestent, c'est le principe meme de ce choix : pourquoi l'effort de rigueur serait-il supporte en priorite par ceux qui cherchent un emploi plutot que par ceux qui les emploient ?

La CGT veut changer les regles du jeu

Denis Gravouil, de la CGT, n'a pas cache sa fureur apres le vote. Il a qualifie le comportement patronal d'outrance, selon l'AFP. Mais sa critique va plus loin que la decision du jour : il pointe la mecanique institutionnelle elle-meme.

"Une reflexion doit etre engagee afin que l'absence d'accord ne conduise plus automatiquement au gel des allocations."

CGT, communique officiel, 30 juin 2026, cite par l'AFP

Le raisonnement de la CGT est simple : dans le systeme actuel, l'egalite des voix produit le gel. Cela signifie que le patronat n'a pas besoin de convaincre qui que ce soit pour bloquer une revalorisation : il lui suffit de voter contre en bloc. Le statu quo est donc, structurellement, son allie naturel. La CGT propose de modifier les regles pour qu'un blocage ne se traduise pas automatiquement par une absence de decision - mais elle ne precise pas encore quelle alternative elle envisage.

Le gouvernement reste en retrait

Du cote de l'executif, le ministere du Travail a pris acte de la decision de l'Unedic, rappelant que la gestion de l'assurance chomage releve du dialogue social entre partenaires sociaux. Aucune mesure compensatoire n'a ete annoncee pour les allocataires. Le gouvernement renvoie aux prochaines negociations entre syndicats et patronat la question d'un eventuel rattrapage, selon l-echo.info.

Les associations de lutte contre la pauvrete ont reagreably differemment. Elles ont appele le gouvernement a intervenir directement pour debloquer des fonds supplementaires en compensation. Sans reponse pour l'heure.

Une nouvelle reunion du conseil d'administration de l'Unedic est attendue avant la fin de l'annee 2026. Elle pourrait ouvrir la voie a un rattrapage partiel. Mais d'ici la, les 2,7 millions d'allocataires vivront avec des indemnites dont la valeur reelle aura encore diminue. Progressivement. Silencieusement.

Un systeme paritaire a bout de souffle ?

Ce vote du 30 juin illustre une tension plus profonde dans le modele social francais. L'assurance chomage repose sur la parite : syndicats et patronat cogent ensemble un systeme finance par les cotisations des salaries et des employeurs. Ce modele a longtemps fonctionne parce qu'il supposait que les deux parties avaient interet, a terme, a un systeme credible et perenne.

Mais quand l'une des parties peut systematiquement bloquer toute revalorisation en votant contre, sans qu'aucune negociation ne soit possible, le modele montre ses limites. Le gel de ce mardi n'est pas seulement une defaite ponctuelle pour les syndicats. C'est un test grandeur nature des institutions du dialogue social francais. Et le resultat n'est pas rassurant pour les millions de personnes dont ces institutions sont censees proteger les droits.

Demain 1er juillet, les allocations ne bougent pas. L'inflation, elle, continuera d'avancer. Pour ceux qui vivent avec 32,13 euros par jour, la difference ne se lit pas dans les comptes rendus de l'Unedic. Elle se lit dans les fins de mois.

Par la rédaction • L'Appel · L'Appel
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