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Besançon : deux adolescents de 15 ans meurent noyés dans le Doubs

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Besançon : deux adolescents de 15 ans meurent noyés dans le Doubs

Deux adolescents de quinze ans sont décédés après une baignade interdite dans le Doubs, au niveau du parc Micaud, en plein cœur de Besançon. La municipalité, qui a annoncé le drame ce 20 juin, a déployé une cellule psychologique pour les familles et appelle, une fois encore, à la plus grande vigilance face aux dangers mortels de la rivière.

C'est un drame qui endeuille Besançon en pleine vague de chaleur. Deux adolescents de quinze ans ont perdu la vie à la suite d'une baignade interdite dans le Doubs, sur le secteur du parc Micaud, a annoncé la Ville ce 20 juin 2026. Le maire de Besançon et les élus municipaux s'associent à la peine des familles, auxquelles une cellule psychologique a été immédiatement proposée. Un accident tragique qui rappelle, dans la douleur, les dangers mortels que cache la rivière qui traverse la ville.

Selon le communiqué de la municipalité, les deux jeunes gens se baignaient dans le Doubs au niveau du parc Micaud, l'un des poumons verts du centre-ville, prisé des Bisontins aux beaux jours. La baignade y est pourtant formellement interdite. La Ville n'a pas communiqué l'identité des victimes, par respect pour les familles, et l'enquête devra établir les circonstances précises du drame.

Face au choc, la municipalité a déployé une cellule de soutien psychologique destinée aux proches et aux personnes affectées. Dans ces moments, ce dispositif vise à accompagner les familles endeuillées comme les éventuels témoins, souvent profondément marqués par ce type d'accident.

« Le maire de Besançon et les élus s'associent à la peine des familles. »

Communiqué de la Ville de Besançon, 20 juin 2026

UNE RIVIÈRE QUI CACHE DE NOMBREUX PIÈGES

Si le Doubs peut sembler paisible, surtout par forte chaleur, il dissimule des dangers que rappellent inlassablement les services de secours. Une eau calme et d'apparence peu profonde n'est jamais une garantie de sécurité - bien au contraire. La municipalité détaille les risques qui rendent toute baignade potentiellement mortelle : • Des courants parfois très forts, invisibles depuis la surface, qui peuvent entraîner un nageur vers le fond.

• Une faible profondeur et des rochers invisibles, en raison de l'opacité de l'eau.

• Des obstacles immergés, impossibles à repérer avant qu'il ne soit trop tard.

• Un risque d'hydrocution, lié aux écarts de température entre l'air surchauffé et l'eau froide - un danger accru en période de canicule.

Ces caractéristiques rendent le sauvetage d'un baigneur en difficulté extrêmement compliqué, voire impossible. C'est précisément ce qui distingue une rivière comme le Doubs d'une piscine ou d'une zone de baignade surveillée.

LE RAPPEL DES RÈGLES

| Ce qui est interdit sur tout le territoire de la commune

La baignade dans le Doubs n'est pas le fruit d'une tolérance : elle est interdite, et elle l'est depuis de nombreuses années. Un arrêté municipal, en vigueur de longue date, a été réactualisé par le maire le 9 juin 2026 - soit quelques jours seulement avant le drame - pour rappeler ces interdictions. Sont ainsi prohibés sur l'ensemble du territoire communal : • Les baignades dans le Doubs.

• Les sauts dans la rivière depuis les pontons, les ouvrages d'infrastructures et les berges.

Ces arrêtés sont affichés sur différents panneaux positionnés le long du Doubs, et la police municipale patrouille pour veiller à leur respect. Durant la période estivale, sa présence est renforcée sur les secteurs concernés, dans un travail à la fois de prévention et de pédagogie.

PRÉVENTION

 L'appel à la vigilance de chacun

Au-delà de l'interdiction, la Ville de Besançon en appelle à la responsabilité de tous. Trois consignes sont martelées : respecter les arrêtés municipaux en vigueur ; sensibiliser son entourage, et en particulier les plus jeunes, aux dangers de la rivière ; et, en cas d'urgence, composer sans délai le 18 (pompiers) ou le 112 (numéro d'urgence européen).

Ce dernier point est essentiel : face à une noyade, chaque seconde compte. Alerter immédiatement les secours, sans tenter une intervention hasardeuse qui mettrait une seconde vie en danger, peut faire la différence.

Deux familles bisontines pleurent aujourd'hui un enfant de quinze ans. Derrière le rappel des règles et l'énumération des dangers, il y a cette réalité brutale : l'été, la chaleur et l'insouciance de la jeunesse se heurtent chaque année à un fleuve qui ne pardonne pas. Le Doubs, qui fait la beauté de Besançon, en est aussi l'un des pièges les plus silencieux. Ce drame n'est pas une fatalité abstraite : il rappelle que les interdictions, si frustrantes soient-elles par grande chaleur, sont écrites avec l'expérience de vies perdues. À l'heure où la canicule pousse les Bisontins vers l'eau, l'appel de la Ville résonne avec une gravité particulière - et c'est aux plus jeunes, d'abord, qu'il s'adresse. Pour eux, pour leurs familles, et pour que ce 20 juin ne se répète pas, la vigilance de chacun n'est pas une option. L'Appel s'associe à la douleur des familles touchées.

Par la rédaction de L’APPEL - Besançon · L'Appel
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