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Le missile de Mbappé qui a fait trembler l’Amérique

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Le missile de Mbappé qui a fait trembler l’Amérique

Mbappé venge 2002 - les Bleus lancent leur Mondial

Vingt-quatre ans après le camouflet historique de Soul, la France prend sa revanche sur le Sénégal (3-1). Et Kylian Mbappé, qui n’était pas né quand Pape Bouba Diop avait humilié les champions du monde 2002, a sorti de sa botte ce que le football réserve aux grandes soirées : un missile dans la lucarne.

Le MetLife Stadium bruissait des drapeaux bleu-blanc-rouge et des couleurs vert-jaune-rouge. Dans les tribunes, 82 500 spectateurs - dont le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye, venu de Dakar en personne pour soutenir ses Lions. Sur le gazon synthétique du New Jersey, l’histoire allait s’écrire à nouveau. Et cette fois, elle allait écrire le nom de Mbappé.

La revanche de 24 ans - New York réécrit l’histoire

Pour comprendre ce que représentait cette affiche, il faut remonter à Inkwon le 31 mai 2002. La France, championne du monde en titre, championne d’Europe régnante, était tombée face au Sénégal pour son entrée en lice - coup de pied retraité de Pape Bouba Diop, levée de chemise devant les camarades, choc mondial. Les Bleus ne s’en étaient pas remis. Ils étaient repartés chez eux dès les poules.

Vingt-quatre ans plus tard, Kylian Mbappé — né en décembre 1998, qui avait quatre ans quand Diop marquait ce but légendaire - bossait les crampons au MetLife Stadium d’East Rutherford, de l’autre côté de l’Hudson River, face aux mêmes Lions. Depuis le tirage au sort de décembre 2025 au Kennedy Center de Washington, les deux nations savaient qu’elles se retrouveraient là. Comme en 2002. Mais pas pour le même résultat.

Le Sénégal de Pape Thiaw était loin d’être une figurante. Champion d’Afrique 2022. Invaincu en qualifications africaines avec 24 points en 10 matchs - record historique pour les Lions. Sadio Mané, Kalidou Koulibaly, Ismaïla Sarr, Idrissa Gana Gueye. Une ossature expérimentée, un collectif rodé. Et en face ? Deschamps avec son 4-2-3-1 fameux, Maignan dans les cages, Saliba et Upamecano en charnière, et devant, ce trident qui fait frémir les défenses : Olise, Doue, Dembélé - et Mbappé capitaine.

Une première mi-temps laborieuse - le Sénégal tient

La France démarra avec ce mélange de puissance et de fébrilleté qui la caractérise en début de compétition. Les Bleus dominaient sans trouver la faille. La défense sénégalaise, organisée et disciplineée derrière Koulibaly, refusait les espaces. Mendy, le gardien de Chelsea, s’imposait comme le dernier rempart d’une solidité méthodique.

Mbappé s’échappait côté droit à la 61e minute, devancait Malick Diouf et entrait dans la surface - Mane le fauchait d’un tacle glissé. Le pénalty était évident. L’arbitre iranien Alireza Faghani ignorait la faute. Le VAR était consulté. La décision était maintenue. La salle grondait. France 24, dans son direct commenté, qualifiait le non-sifflement de « flagrant ». Mais la règle du jeu, parfois, n’est pas le jeu.

Le Sénégal tenait. Bien. Et une grande partie de ce stade ennoyé de supporters parisiens commençait à sentir la froideur des mauvais soirs. Jusqu’à la 66e minute.

66’ - Le geste - Olise, Mbappé, Mendy, et le but qui change tout

Olise recèvra, un jour, ce qu’il mérite pour ce soir-là. C’est lui qui lance Mbappé en profondeur. Le ballon glissé dans le dos de la défense sénégalaise est millimétré - pas trop long, pas trop court. Juste là. Et Mbappé, qui a pris son élan avec cette décontraction apparente des choses qui vont de soi, bat Mendy sorti à sa rencontre. Un contre un. Le gardien perd. Le ballon finit au fond.

La salle explose. Les Bleus courent. Kylian Mbappé leve les bras et regarde vers les tribunes - on ne sait pas exactement ce qu’il pense, mais on peut le deviner. Ce but vaut l’égalité avec Giroud au classement des meilleurs buteurs de l’histoire de l’équipe de France. Il est aussi son 13e but en Coupe du monde, désormais à égalité avec Just Fontaine dans les annales tricolores, selon Goal.com qui suivait le direct.

La réponse sénégalaise est immédiate. Nicolas Jackson, à la 68e minute, reçoit une passe en profondeur et bat Maignan. La salle retient son souffle. Le drapeau leve. Hors-jeu de quelques centimètres. Le but est refusé. Et avec lui, l’espoir d’un équilibre retrouvé.

« L’attaquant du Real, lancé en profondeur par Olise, bat Mendy sorti à sa rencontre et offre l’avantage aux Bleus. Il rejoint ainsi Giroud en tête du classement des meilleurs buteurs de l’histoire des Bleus. »

- Goal.com - direct du match France-Sénégal, 16 juin 2026

82’ - Barcola entre et décide - 90+6’ - Mbappé pose son sceau

Deschamps avait attendu jusqu’à la 80e minute pour sortir Dembélé. Barcola entrait - le jeune attaquant du PSG, 22 ans, dont le nom était prononcé avec toujours plus d’intensité dans les cafés parisiens ces derniers mois. Sur son premier ballon significatif, Rabiot lançait en profondeur avec une délicatesse de milieu qui comprend le mouvement. Barcola ajustait Mendy d’un ballon piqué - ce geste où la balle flotte une fraction de seconde avant de tomber, imparable - et c’était 2-0. Le MetLife Stadium, acquis aux Bleus ce soir-là, vibrait.

Le Sénégal refusait de mourir. Idrissa Gueye — l’infatigable, le capitaine de l’âme senagalaise — réduisait le score à la 75e minute. 2-1. Le doute s’installait. Les Bleus pouvaient-ils encore vacé? Le stade retenait son souffle.

C’est là qu’intervient le deuxième acte du soir signé Mbappé. À la 90e plus six minutes - dans le temps additionnel, quand les cerveaux sont fatigués et les jambes lourdes - il récupère un ballon perdu par Olise dans l’axe. Il est à 25 mètres. Pas un mètre de moins. Il regarde la lucarne. Et il tire.

C’est ce tir-là qui a fait lever les 82 500 spectateurs du MetLife Stadium d’un seul mouvement. Un missile - le mot qu’a utilisé France 24 dans son direct commenté, et qui ne semble pas exagéré. La trajectoire est tendue, le bras-côté de Mendy ne peut que constater les dégâts. 3-1. Match plié. Legende en marche.

LE BUT DE L’ANNÉE

90’+6 - Mbappé - FR

Vingt-cinq mètres. La fatigue du temps additionnel. Un ballon récupéré dans l’axe. Personne ne s’y attendait - pas même Mendy. La frappe part, basse sur les premiers mètres puis montée, mathématiquement calculée, comme si le pied de Mbappé avait déjà carté la lucarne avant de tirer. Le gardien sénégalais ne bouge pas d’un centimètre. Le ballon entre. Et dans le MetLife Stadium, quelque chose ressemble à une ovation qui n’en finit pas. C’est cela, la magie du football mondial : un geste, un soir, 82 000 témoins, et une lucarne qui ne l’oubliera jamais.

Les compositions - Deschamps confirme, Thiaw déçu

Deschamps avait choisi son 4-2-3-1 de confiance : Maignan ; Koundé, Saliba, Upamecano, Theo Hernandez ; Rabiot, Tchaouméni ; Olise, Dembélé, Doué ; Mbappé. Un onze qui reflète la profondeur d’un effectif à nouveau en pleine forme - Dembélé remplacé par Barcola à la 80e, ce qui dit quelque chose du luxe des Bleus.

En face, Pape Thiaw avait aligné un 4-3-3 cohérent : Edouard Mendy ; Diatta, Koulibaly, Niakhaté, Malick Diouf ; Pape Gueye, Idrissa Gueye, Lamine Camara ; Mané, Nicholas Jackson, Ismaïla Sarr. Une équipe sérieuse, disciplinée, que seul un moment de génie a pu briser à la 66e - et qui a eu la dignité de répondre par le but de Gueye à la 75e. Le Sénégal ne s’est pas rendu. Il a juste croisé Mbappé un soir où celui-ci était en mission.

Mbappé 66’, 90+6’ | Barcola 82’ Groupe I - 1re journée

L'APPELLA COUPE DU MONDE 2026 - FORMAT ET DONNÉES CLÉS48 ▸ équipes participantes (groupes de format élargi pour la première fois)3 ▸ pays organisateurs : États-Unis, Canada, Mexique ▸ Période : juin - juillet2 ▸ Les premiers de chaque groupe + meilleurs es qualifiés pour les /e de finale1▸ /e de finale : juin - juillet | /e : -juillet▸ Groupe I : France, Sénégal, Norvège, Irak (barragiste)22 ▸ Prochain match France : juin vs Irak - Lincoln Financial Field, Philadelphie (h)26 ▸ Dernier match de groupe France : juin vs Norvège - Gillette Stadium, Boston (h)16 juin 2026 · lappelfrance.fr

▸ 4. Irak - 0 pt | en attente

Vers le titre ?

La France n’a pas éété brillante pendant 65 minutes. Elle a été prudente, un peu poussive, gênée par un Sénégal mieux organisé qu’on ne l’anticipait. Mais les grandes équipes n’ont pas besoin d’être brillantes en permanence. Elles ont besoin d’avoir un Mbappé. Et ce soir, elles l’avaient.

La Norvège avec Haaland attend le 26 juin à Boston. L’Argentine, championne en titre, entrait en lice cette nuit-même contre l’Algérie. L’Espagne, favorite affichée, avait été bousculée par le Cap-Vert lors de la première journée. Le Mondial 2026, format élargi à 48 nations, promet ce que les grandes compétitions réservent toujours : des surprises, des éliminations prématurées, et quelque part au bout du chemin, une équipe qui résiste à toutes les pressions et souleve la coupe.

Ce soir au MetLife Stadium, les Bleus ont posé leur signature sur ce Mondial. Pas avec un match parfait. Avec un but parfait. C’est souvent ainsi que l’histoire se souvient. Pas des 65 minutes laborieuses. Mais du missile de la 90e plus six - et de la lucarne de Mendy, qui n’a rien pu faire.

NOTE ÉDITORIALE

Ce reportage s’appuie sur les sources suivantes : Foot Mercato - direct du match France-Sénégal (16 juin 2026) ; Goal.com France - live commenté (16 juin 2026) ; France 24 - direct commenté (16 juin 2026) ; AllAfrica.com (calendrier et compositions) ; Goal.com - calendrier des Bleus au Mondial 2026 ; Allafrica.com - statistiques Sénégal en qualifications. Les données historiques sur Mbappé (records de buts) sont issues de Goal.com et ESPN.

© L’Appel - lappelfrance.fr - Tous droits réservés - Besançon, France - 16 juin 2026

Par la rédaction • L'Appel · L'Appel
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