Le SE-Unsa veut un statut renforcé pour les AESH
Le SE-Unsa de l’académie de Besançon a remis au premier plan la situation des accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH), estimant que le moment est venu d’engager des réformes de fond afin de garantir à ces professionnels une plus grande stabilité et une reconnaissance à la hauteur de leur rôle au sein des établissements scolaires.
Cette prise de position intervient dans un contexte marqué par l’augmentation constante du nombre d’élèves bénéficiant d’un accompagnement spécifique, renforçant ainsi l’importance de ces personnels dans le système éducatif. Selon les données de l’académie, 1.677 AESH exercent actuellement leurs fonctions, dont une large majorité de femmes représentant plus de 90 % des effectifs.
Pour le syndicat, les AESH sont devenus un maillon essentiel de l’école inclusive que les pouvoirs publics souhaitent développer. Pourtant, leurs conditions professionnelles continuent de susciter de nombreuses préoccupations. Le SE-Unsa évoque notamment des contrats souvent incomplets, des interventions réparties sur plusieurs établissements, un accès encore insuffisant à la formation ainsi que le recours prolongé aux contrats à durée déterminée.
Alors que le ministère de l’Éducation nationale a engagé une réflexion sur la création d’un nouveau cadre statutaire pour les AESH, le syndicat accueille favorablement cette initiative tout en appelant à une réforme ambitieuse répondant aux attentes du terrain.
L’organisation syndicale estime toutefois qu’une telle évolution ne saurait concerner uniquement une partie des personnels. Les hypothèses évoquant une intégration limitée à un faible pourcentage d’AESH sont jugées insuffisantes au regard des besoins et des aspirations exprimés par la profession.
Le SE-Unsa considère que la réussite de cette réforme passe par l’ouverture du futur statut à l’ensemble des AESH souhaitant rejoindre la fonction publique. Parmi les priorités avancées figurent une revalorisation significative des rémunérations, un accès réel au temps complet, l’amélioration des conditions de travail, le renforcement de la formation initiale et continue, ainsi que la mise en place de véritables perspectives d’évolution professionnelle.
De nouvelles séances de concertation entre les représentants syndicaux et le ministère sont attendues dans les prochaines semaines afin de poursuivre les discussions sur l’avenir du métier. Parallèlement à ces échanges, une action symbolique est en préparation : l’envoi de cartes postales au ministre de l’Éducation nationale. Cette initiative vise à faire entendre la voix des AESH et à mettre en lumière les réalités auxquelles ils sont confrontés au quotidien dans les écoles et les établissements scolaires.